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Explication des horaires et charge de travail en prépas

mardi 15 avril 2008, par Nicolas LE MENN

Pourquoi on a besoin d’aide et de coach ?

Deux phases de sélection critiques (ex Math Sup)

En France, les deux phases de sélection critiques dans le processus qui conduit les élèves doués en mathématiques dans les Grandes Ecoles sont l’admission en classes préparatoires et les trois premiers mois de maths sup. Il serait inexact de dire que cette sélection se fait de manière cachée ; malgré tout, elle n’est pas perçue à ce niveau parce que celui qui termine sa math spé se trouve confronté à une limitation locale du nombre de places offertes dans un établissement donné. En fait, la sélectivité globale des concours à l’issue des maths spé est assez faible, le nombre total de places offertes étant proche du nombre d’élèves inscrits en spé.

A partir de là, le candidat peut se dire : « il y a quelque part une place qui m’attend ». Le seul défi est de se donner - par une préparation adaptée - les chances d’arriver mieux classé, donc d’avoir le maximum de choix. Naturellement, la concentration est importante, les aléas inévitables mais, à la base, la résolution doit se cimenter d’un certain fatalisme.

Qu’est-ce qu’une bonne préparation ?

Ce qui est tout à fait fascinant quand on observe les candidats aux concours, c’est qu’ils sont à la fois super-préparés (en quantité) et mal préparés (en qualité). La comparaison qui vient immédiatement à l’esprit est celle de la compétition sportive. Qu’il s’agisse de l’athlète individuel ou de l’équipe, le succès n’est pas la résultante directe d’une capacité absolue, mais celle d’un effort de préparation réfléchi.

Ce qui manque souvent aux candidats aux concours, c’est d’être vraiment entraînés - on devrait dire "coachés" - et d’attaquer les épreuves qu’ils vont affronter d’une manière « professionnelle ».

La première vérité, souvent oubliée, est que les concours correspondent à une véritable épreuve d’endurance dans laquelle les ressources physiques sont mises à contribution.

Deux conseils viennent alors immédiatement à l’esprit :
- la résistance se travaille : le plus simple, c’est l’entraînement physique (course ou natation), sans efforts excessifs ;
- la résistance se gère : il n’est pas possible d’être au mieux de ses possibilités pour plus de deux concours (c’est ce qui d’ailleurs justifie la stratégie efficace des 3/2, qui ne passent que 2 concours). La seconde vérité est que l’on doit au maximum étudier le terrain : ceci vaut surtout pour l’oral, qui est ouvert au public à quelques restrictions près. Indiscutablement on saisit mieux, à l’observation directe, comment se construit une impression bonne ou mauvaise (avant une compétition les footballeurs viennent toucher la pelouse et sentir le terrain).

La troisième vérité est que la concentration, elle aussi, se travaille et que c’est surtout sur ce terrain que peut porter l’effort, immédiatement avant l’épreuve. Là aussi, la comparaison avec les sportifs de compétition est riche d’enseignements : c’est la mise au vert avec entraînement allégé.

A l’écrit, la concentration permet de travailler calmement un sujet, de saisir en gros ce que le concepteur a voulu, d’admettre que l’on sèche pour passer à autre chose.

A l’oral, c’est ce qui permet de rester soi-même, de répondre au premier degré (et non d’imaginer la réponse que le correcteur attend...) ; la réussite n’est jamais garantie, mais l’effort spécifique de préparation à l’épreuve est payant.

Autres conseils

Les concours apparaissent un peu comme des éliminatoires, et préparer l’oral peut paraître un peu vain tant que l’on n’a pas réussi l’écrit. Il faut malgré tout dans ce genre d’entreprise entrer dans une stratégie de succès et se faire à l’idée que l’on se retrouvera à l’oral. L’idéal, on ne le répètera jamais assez, est de se restreindre à deux oraux, au-delà la fatigue fera sentir ses effets dévastateurs. Il est préférable naturellement de ne pas rater d’épreuve : mais si cela arrive, une concentration au moment critique peut permettre d’éviter la relégation au bas de l’échelle des notes.

Il faut saisir ce qu’attend l’examinateur et malgré tout rester soi-même. L’examinateur va être sensible essentiellement au naturel de la réponse (ce qui permettra de dire que l’on ne partage pas les vues de l’examinateur sur le sujet...).


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