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Orientation : le rôle décisif des parents

06/02 | Jean-Claude LEWANDOWSKI | Les Echos

lundi 13 février 2012, par Mathilde Brugier


Les parents, la famille : c’est sur eux que comptent en priorité les lycéens (à 67 %) pour les aider à choisir leur orientation. Beaucoup plus que sur les différents documents mis à disposition dans leur établissement (32 %), et plus encore que sur leurs enseignants (28 %). Quant aux conseillers d’orientation, seul un lycéen sur cinq leur fait confiance... Telle est l’une des conclusions d’une étude récente réalisée par Harris Interactive pour l’Onisep, en liaison avec la Maif et la Mgen.

De façon générale, les lycéens affichent une attitude plutôt mature et pragmatique face à l’orientation : 95 % d’entre eux assurent y avoir déjà réfléchi, et 58 % en avoir une idée assez précise. A l’inverse, quatre lycéens sur dix s’estiment mal informés à ce sujet. Ils abordent la question sous l’angle des débouchés et de l’emploi qu’ils pourront décrocher, plutôt que sous celui des études à suivre. Les termes de « travail » et de « métier » sont d’ailleurs ceux qui leur viennent le plus spontanément à l’esprit.

Naturellement, le contexte économique pèse lourd dans leur perception de leur avenir. Si 36 % des lycéens se déclarent confiants au sujet de leur orientation, 29 % se disent soucieux. Et c’est l’inquiétude qui l’emporte chez les élèves de terminale.

Côté formation, les trois quarts des lycéens assurent connaître assez précisément la voie qu’ils envisagent de suivre. Ils ont tendance (à 64 %) à privilégier les filières spécialisées, susceptibles de déboucher rapidement sur un emploi, plutôt que les formations généralistes. A noter aussi que l’université, dans son ensemble, bénéficie d’une bonne image auprès d’une large majorité (68 %) des lycéens.

De leur futur métier, les lycéens attendent qu’il leur permette de s’épanouir (54 %), tout en leur assurant une certaine sécurité, et qu’il leur procure « une bonne rémunération » (54 %). Ils ne sont que 21 % à privilégier la stabilité de l’emploi, et 21 % encore à rechercher avant tout l’équilibre vie privée-vie professionnelle. Conformément à une tradition bien établie, les métiers de la santé et du social intéressent les filles (à 35 %), alors que les garçons restent plus attirés par l’informatique et les télécoms.

Trois populations de lycéens semblent ressortir de cette étude. Les élèves des filières professionnelles, déjà engagés dans une formation spécialisée, ont une vision concrète et assez précise de leur orientation. A l’inverse, les élèves des filières technologiques semblent plus hésitants -ils ne sont que 45 % à se sentir bien informés. Quant aux lycéens des filières générales et technologiques, surtout en première et terminale, ils paraissent à la fois plus exigeants encore peu informés.


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