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Études de médecine : patience et motivation…

Studyrama | novembre 2011

lundi 30 janvier 2012, par Mathilde Brugier

« Plus tard, je serai chirurgien, cardiologue, pédiatre… » La médecine attire, et pour cause : la formation donne accès à une grande diversité de métiers. Mais avant d’apprivoiser le stéthoscope, il y a le passage long et fastidieux des études. Alors préparez-vous à faire des sacrifices. Avec un moral d’acier, un tempérament bosseur et une petite part de chance, tout est possible ! Agathe Seydoux

Neuf ans d’études pour devenir généraliste, 10 à 12 ans pour prétendre au titre de spécialiste, autant dire que pour se lancer, une motivation à toute épreuve s’impose ! Songez que si vous avez 18 ans aujourd’hui, vous serez au mieux généraliste à plus de 26 ans, pédiatre à 28 et chirurgien à 30.

Et ce n’est pas fini, car, après la thèse, de nombreux médecins approfondissent leurs connaissances par des diplômes complémentaires qui peuvent durer de 1 à 3 années supplémentaires. Il s’agit du cursus le plus long parmi les études de santé. Un diplôme de pharmacien ne demande « que » 6 à 9 ans de formation, il faut compter 6 à 8 ans pour devenir dentiste et 5 ans pour devenir sage-femme.

La formation est divisée en trois cycles. Le premier dure 2 ans. La 1re année est entièrement consacrée à la préparation du concours d’accès aux études médicales permettant d’entrer en 2e année. Suit le deuxième cycle des études médicales, découpé en 4 années, à l’issue duquel une seule filière s’offre à vous : l’internat, qui, après un concours, mène à la médecine spécialisée ou à la médecine générale.

Un démarrage sur les chapeaux de roue !

Premier obstacle à franchir : La première année commune aux études de santé et le concours de fin d’année (voir article). Le nombre (très redouté) de places offertes pour le passage en 2e année est fixé chaque année par un arrêté gouvernemental, il s’agit du numerus clausus.

Celui de médecine est passé de 7 300 en 2007 à 7 400 en 2009. L’objectif du ministère de la Santé de 8 000 places ne sera pas atteint en 2011, puisqu’il reste identique à celui des deux années précédentes. Pour les heureux élus, c’est le début d’une véritable ascension médicale parsemée de stages et de responsabilités croissantes à l’hôpital.

Vous aurez, au cours du premier cycle, à vous pencher sur certaines matières incontournables comme la biochimie, la biophysique, l’anatomie ou la génétique. Le programme est national, mais les cours et les stages diffèrent selon les facs.

« Des études longues et complexes, mais un bonheur malgré tout »

Max, 26 ans, interne, spécialité pédiatrie (8e année), à Amiens « Tout étudiant qui s’engage dans cette filière sait qu’il va devoir travailler comme un forcené et être parmi les meilleurs pour réussir les différents concours. En fait, tant que cela reste de la théorie, il suffit d’apprendre, mais lorsqu’on arrive à la pratique, là c’est carrément autre chose. On entre dans la cour des grands. C’est stressant mais enthousiasmant. Cela donne du sens à toutes ces matières que l’on a abordées, parfois avec des difficultés. L’internat est souvent un moment redouté. Peur de ne plus rien savoir, de se tromper et d’injecter une mauvaise dose de médicaments… Tous les étudiants passent par là.

C’est un avant-goût du métier, avec bien entendu toujours un encadrement de professionnels. J’allais oublier les fameuses gardes. Mieux vaut donc un moral et des nerfs d’acier. Je pense que l’on ne choisit pas cette profession pour devenir riche. Le salaire compte, bien entendu, mais la raison première est l’envie de soigner son prochain. Cela peut sembler drôle dans un monde déshumanisé comme le nôtre, mais de nombreux futurs médecins pensent encore comme ça. Je vais même m’installer dans un petit village perdu au milieu de nulle part, car moi qui connais la campagne, je peux vous dire que ce n’est pas "ringard". Je laisse la vie trépidante et polluée aux autres. Il y a de la place pour tout le monde, de toute façon. »


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