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Huit campus à vocation mondiale

06/02 | Isabelle Ficek | Les Echos

lundi 13 février 2012, par Mathilde Brugier


Tout ne s’arrête pas avec la sélection des Initiatives d’excellence, [ces grands campus à vocation mondiale, NDLR] », assurait-on au Commissariat général à l’investissement (CGI), avant l’annonce des résultats de la deuxième vague de cet appel à projet phare du grand emprunt, doté, au total, de 7,7 milliards d’euros. C’est maintenant que tout commence pour les cinq lauréats distingués officiellement vendredi par François Fillon à Bordeaux : Toulouse, Aix-Marseille, Saclay, Sorbonne Universités (Paris-II, IV, VI) et Sorbonne Paris-Cité (Paris-III, V, VII, XIII, Sciences po Paris, etc.). Ils viennent s’ajouter aux trois Idex désignés en juillet (Bordeaux, Strasbourg et PSL Etoile avec Ulm, Dauphine, etc.)

A eux de concrétiser le projet retenu par le jury et le gouvernement pour former, d’ici à dix ans, des « pôles pluridisciplinaires d’excellence de rang mondial », susceptibles « d’attirer les meilleurs étudiants, les professeurs et chercheurs les plus reconnus », a expliqué le Premier ministre. Ce qui implique pour chacun d’importantes transformations, notamment de gouvernance. La nouvelle étape à franchir est l’élaboration d’une convention à signer avec l’Etat et l’Agence nationale de la recherche . Les dotations allouées à chaque Idex - pour une période probatoire de quatre ans -devraient être connues dans moins d’un mois.

Reste à répartir près de 5,5 milliards d’euros, Strasbourg et PSL ayant été dotés de 750 millions quand Bordeaux - qui a signé sa convention vendredi -l’a été de 700 millions (soit 24 millions d’intérêts par an pour le campus). Ces fonds « ne se substituent pas aux crédits budgétaires », a assuré François Fillon. Une réponse aux inquiétudes fortes dans le secteur face au poids des financements extrabudgétaires, au détriment, critique-t-on, des crédits récurrents.

Quatre projets recalés

Si tout ne s’arrête pas avec la sélection, pour les quatre projets recalés - Grenoble, la Lorraine, Lyon et Hésam (Paris-I, Ehess, ENA, etc.) -, le coup est dur. Devant l’absence de Lyon, gênante quand Rhône-Alpes constitue le deuxième potentiel de recherche français, ainsi que du projet original de Hésam, François Fillon, soulignant la « grande qualité » de ces dossiers « utiles pour le pays », a demandé au commissaire général à l’investissement, René Ricol, et au ministre de l’Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, de les recevoir « pour voir comment financer ces projets sur d’autres crédits ». De quoi, peut-être, dégager une incitation financière de quelques millions d’euros par an, sans laquelle il sera difficile d’engager les transformations nécessaires à ces pôles. Ces déclarations ont été accueillies avec « attention » à Paris et à Lyon, malgré une immense déception et l’inquiétude « de constater l’absence incompréhensible de la région Rhône-Alpes sur la carte ». Vendredi, l’équipe de François Hollande a pointé le risque d’un « système à deux vitesses », avec « quelques pôles [...] aux moyens considérablement renforcés » et des « déserts universitaires et scientifiques ». Une crainte très présente dans le milieu universitaire. Le gouvernement table, lui, sur un effet locomotive des Idex.


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